Lundi 31 mars 2008

La porte s'est encore entrouverte

Au passage du troupeau
Mal ajustée dans ses gonds
Un ange en profite pour y passer la tête.

Je l'invite à dîner, mais, me dit-il, il se nourrit de pas grand chose
Et a déjà mangé ce matin quelques graines.
Son habit de lumière m'éblouit un peu.
Je lui propose de s'asseoir

et pour ne pas m'éblouir d'avantage,
il me tourne le dos.

Mais son dos resplendit
Alors je le pousse vers mon lit
Il s'y allonge, indulgent, sur le ventre.
Je ne suis pas très lourde, dis-je.

Comme il est une montagne de douceur,
Je l'escalade.
Je voudrais protéger son coeur avec mes pieds.
Je sens ses battements sous ma plante.

Ca ne lui fait pas mal, dit-il,
mais ça ne lui fait pas de bien.
Je redecends.
Il boit mon thé, il mange ma salade.

Puis il s'en va.
Eblouir d'autres gens.

Par sagesse - Publié dans : Receuil: l'avancée du désert. - Communauté : L'âme du poète
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

On se retourne et qui voit-on?

Espace de silence

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus