Voilà l'été

Publié le par sagesse

BILD0435.JPGJe suis restée en hiver.

C'est étrange, l'eau de mer
-alors que le ciel manifestement brille
les corps se bovins, se prélassent
les frimousses félines, se tendent,
m'apparaît grise comme au bas d'une falaise
du Pays de Galles.

Tandis que les rubans mouillés 
se trémoussent devant
la machine à sorbet 
Que l'huile de beignet
coule le long des mentons blonds,
je frissonne sur un coin de table
commande une petite soupe et du vin.

Les embruns qui font se soulever 
doucement les coins des serviettes
font voller le ballon un peu trop loin
sur la route de goudron fondu,
me transpercent
Je vais mourir d'une pneumonie.

Les collines rougies et grasses 
qui s'étalent  en une bande étroite
me donnent envie de faire de la luge.
Sous les regards voilés de crème
titillés dans leur léthargie
J'enfile doudoune et après-ski
et part d'un pas bibendumesque
vers mon destin hors-saison.

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