Lundi 15 décembre 2008
"Je n'ai aucun sujet de me plaindre."

Tout se fendille et craquèle et forme des chemins comme des minuscules rivières asséchées qui me disent :" Pars! Pars!"
Je prends tous ces chemins d'un coup, en pensée. Je ne peux choisir et de haut, je vois bien que, comme le labyrinthe, tous les chemins sont faux.
Ils mènent à l'Eldorado, ce pays qu'il faut chercher, et jamais trouver, jamais.

Si jamais un jour, j'arrivais à transformer le plomb en or, alors que faire, à part vomir sur l'or?

J'empile dans ma chambre en rentrant de l'école, des brindilles que j'ai trouvées sur le chemin, en tas. J'y mets mes vêtements, ma jupe rouge que je préfère et mes collants chouettes. Je défais mes tresses longues et je fais tourner mes cheveux comme une robe, puis je les coupe. Et j'allume un grand feu qui bientôt, se nourrit des étagères gorgées de peluches. Olala, que va dire ma mère?

Pour le bonheur c'est tout droit.
Suivez la route.
Roulez vite,
ou pas.


Mais vous êtes là! Moi qui vous croyais morts! Vous êtes de petites baudruches gonflées de vent! Je vous regarde vous échapper dans le ciel clair, petites baudruches joliement vides! Moi qui vous croyais morts! Vous êtes là, à vous échapper dans le ciel clair!

Par sagesse
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Vendredi 12 décembre 2008
Accrochée à ma falaise,
Avec mes potes les coraux
Je danse cahotiquement
Au gré des courants
Mais parfois lorsque la tempête
M'arrache des côteaux
La tête songeuse, l'âme spongieuse
Je me promène de par la vie
de par les gens
de par le monde
Dans le silence
J'observe et j'absorbe
Et je gonfle
je gonfle!
Les phénomènes s'inflitrent en moi
Comme l'eau dans la paroi poreuse
Et je me stratifie,
parfois je glisse et me résorbe
Je suis ce morceau perméable
Comme on me presse violemment
je coule
je coule!
Je deviens molle
Je deviens sèche
Selon ce qui me transperce
Toujours je vogue
Sur les talus de silice
qui vole comme une danseuse étoile
Sur les parterres de l'océan
Pierre qui roule amasse l'eau
En son for de phrases et de mots
Pour ainsi dire j'avale mais ne saisis jamais
Je suis traversée
Car cela ressort
Si l'on m'essore!

Par sagesse
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Samedi 6 décembre 2008

Et si le monde n'était pas celui qu'on voyait sur nos murs?
Dessinés de blancs et sans ravages, voudraient-on y voir
Ce petit message pâle tracé de main fébrile
qui parle au coeur de ceux
qui ne partent jamais ceux
qui se penchent toujours ceux
qui ravalent leur vérité ou
qui crient mais qu'on enferme?


Un grand plein un grand vide que sais-je de l'univers
Est-ce une courbe, est-ce une corde, est-ce un anneau?
Est-ce un cercle qui nous pousse à la fatalité
ravie à l'ombre de la
lumière qui danse dans la
cadanse des démons de la
révolution lente parmi cette
foule qui beugle à perdre haleine?

Une épopée jadis on racontait toute les histoires
Les légendes de pluie et les romans animaux
Les sucres jaillissants des fétides plantes carnivores
Communiquant le besoin de
se répondre à l'énigme de
la séquence aléatoire de
l'emplacement impossible ah
la molécule et l'acide biotique!

Par sagesse
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Jeudi 13 novembre 2008

C'était il y a très longtemps

A l'epoque des silences emplis de tensions

Quand les premiers feux s'allumaient

A la tombée du soir

Sur le chemin de la maison

Dans les collines

Derrière les murets aux senteurs de craie


La nostalgie n'existait pas encore

On était entrain de l'inventer

De frotter le bois vert

Qui servirait plus tard

Après avoir vieilli, brûlé, vomi ses flammes commes ses propres enfants

à faire ressurgir des braises

Les feux sacrés de nos amours brillantes

et vulnérables

A faire souffrir d'avoir perdu

A faire rire de n'avoir pas compris

A faire trembler le bâtiment


A cette époque nos lèvres souples

N'osait qu'à peine effleurer

La vie poussait en nous

Et notre corps faisait croire à notre tête

Que nous n'allions jamais mourir

Jamais vieillir

Jamais regretter.


Et aujourd'hui je te retrouve

Mon ange blond ma perle d'eau

Plus divin plus sublime

Que tous mes souvenirs enfouis.



Par sagesse
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Samedi 8 novembre 2008
"L'écriture automatique est au verbiage ce que la mer est aux canaris"

J'appréhende tour de moi une influctuat prospère
Et ce silence une fois pris se  transformera en chimère
Ainsi le port se rattache au décor de Noël
Tu ne rentres plus ma sensiblerie est telle
Sans vouloir vous mésestimer vous déshériter
J'avoue que je vous aime vous le chevelu passionné
Au sourire immortel et aux dents abîmées
Je regarde par la fenêtre ce petit morceau de vous
Vous me semblez si parfait je ris vous êtes saoûl
Quant aux parieurs et aux pachas qui s'imaginent
Je leur répond salut et je pars à la piscine
C'est pas une fleur c'est pas une porte cette douceur
C'est juste un insecte pavé d'innocence et de peur
Tu te sens contrarié mon coeur alors appelle ici
Partout est comme des anémones de Paris
Range le bateau et pars au loin bercé par les oranges
Jardin des bleus et des futons aux ailes d'ange
Soyons honnêtes et disons-nous que le paradis
C'est une saveur interdite à d'autre qu'aux amis
Penderie de septembre on s'accroche aux étoiles
Dernières caresses avant de perdre sa moelle.

Il est tard je suis ivre et alors mon amour
Terminons ce poème par une belle rime
Ah non.
Par sagesse
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Vendredi 7 novembre 2008
Vingt heures sonnent.
Une allée de rumeurs se dessine
Je dois la suivre
Les mots du dehors qui cherchent à crier
Ce sont les chiens.
Une meute de mots qui vient se coller aux parois
des maisons
qui recouvre les fenêtres
qui chantent plus fort comme pour dire au silence
de fermer sa gueule
C'est une chanson qui n' a pas de sens
qui n'a pas de mélodie
Mais sa musique
Sa musique est barbare

Ce sont les chiens barbares
Au milieu du froid et de la tempête
Qui crient des mots sans sens
Et qui ne peuvent fermer leur gueule
Comme le silence le fait souvent
A travers les fenêtres double-vitrées
De nos maisons confortables
Celles aux vitraux bien épais
Qu'on dirait des télévisions
On peut voir au dehors une meute
Une tempête qui déchire la nature
Mais elle s'étouffe
on entend rien
On se ravale
On se rendort.

On ne peut vivre alors on se souvient
Et là
Les doigts saignent de l'encre.

Par sagesse
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