Dimanche 6 avril 2008
Thimthée n'a qu'une vie.
Et c'est celle de partir.
Thimthée n'a qu'une vie
et c'est celle du départ.
Comme il le sait qu'il n'a
Qu'une vie sur cette Terre.
Il ne regarde pas derrière
Il ne compte jamais ses pas.
Et son ombre à la traîne
Se détache peu à peu.
Même par soleil arrière
Même par soleil radieux
Elle a de la peine.
Car Thimthée part vite!
Dans sa vie de départ.
Depuis qu'il sait cela,
                                                                            sa vie n'est que fuite.
Ce n'est pas le désespoir
Qui pousse Thimthée,
C'est justement depuis
Qu'il possède ce savoir
Que la seule vie qu'il a
c'est celle du départ.
Thimthée n'a qu'une vie.
Thimthée n'a qu'une vie.
Thimthée n'a qu'une vie.
Et c'est l'heure de partir.
par sagesse
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Lundi 31 mars 2008

La porte s'est encore entrouverte

Au passage du troupeau
Mal ajustée dans ses gonds
Un ange en profite pour y passer la tête.

Je l'invite à dîner, mais, me dit-il, il se nourrit de pas grand chose
Et a déjà mangé ce matin quelques graines.
Son habit de lumière m'éblouit un peu.
Je lui propose de s'asseoir

et pour ne pas m'éblouir d'avantage,
il me tourne le dos.

Mais son dos resplendit
Alors je le pousse vers mon lit
Il s'y allonge, indulgent, sur le ventre.
Je ne suis pas très lourde, dis-je.

Comme il est une montagne de douceur,
Je l'escalade.
Je voudrais protéger son coeur avec mes pieds.
Je sens ses battements sous ma plante.

Ca ne lui fait pas mal, dit-il,
mais ça ne lui fait pas de bien.
Je redecends.
Il boit mon thé, il mange ma salade.

Puis il s'en va.
Eblouir d'autres gens.

par sagesse
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Dimanche 16 mars 2008

"Les océans taris sous nos pieds produisent un incessant bruit de sel"bild0007.jpg

En fractales
Divisés à l'infini
Chairs mouvantes
Cette volupté reflétait bien ma réalité.
Une extraction comme une cuillère
qui fait sauter un
sauf tous.
Pourquoi
Pourtant, j'étais arrivée
Indissociable de toi.
Autre, il faut bien que je me mêle
Puisque nous sommes si nombreux
Vient ce jour où tous les grains de peau se frôlent.
Nous devons alors nous regarder
En hurlant
Ou en riant.
"Mmmmmm"
Nos bouches scellées ne peuvent s'entrouvrir.
Il faut appréhender par le corps.
Cela ne se passe pas comme on veut.
Certains sont livrés
Paquets dans la masse
Certains solidaires
Font mur de chair.
Autre, il faut bien que je m'accroche
Et que parfois je me renverse
Pour me protéger du soleil.
par sagesse
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Dimanche 16 mars 2008
1tifrere.gif"C'est la nuit, c'est là-bas, on s'en va. 
De                                                      
Qui  j'apprends la vie  ce n'est pas     
Une folie si j'essaie seule et je fuis     
Si tu m'aides aussi ..."


Une bande joue agressive et
suintante
sur des rideaux de mots des idéaux d'impro,
j'aimais tant leur
lumière par-dessous leurs jambes, dans leur ciel à eux,
chantant des mots au-dedans de moi.
Mon enfant ma soeur,
pas d'in  vi  ta  tion
au voyage pour certains c'est laisse
tomber à demain.
Alors je vous retrouve, vous qui mêlez ma peine à votre enthousiasme. 
Allez ne vous arêtez pas, on danse mes pas se
carapatent
Gueulez l'exthase ,le sublime, le                          retentissement
Le coeur crie en
rayons de joie
Allongée sur le dos
ma voix                            catharsis
se perd
en volute, vous qui recrachez par tous vos sens vous jouez
avec cette fumée de sons
Vos hurlements se
perdent
à chaque coin de l'ozone
on les retrouve
pantelant
Je n'avais pas passé cette
étape
Je croyais que tout était décidé                       à l'avance
Avant il fallait
connaître et maintenant
juste disparaître
ah oui nous disparaissons                                en silence?
Nous mourrons d'une maladie
grave:
C'est la vie
C'est la vie
Oui c'est la vie.
par sagesse
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Samedi 15 mars 2008
Nous deviendrons de grands infâmes au milieu du brasier géant. Nous respirerons la poussière que nous avons déposée. Nous ramasserons un à un les piliers des fondations que nous avons posées. Nous pleurerons des larmes de sang sur le village brumeux de poudre.

"Qu'avons-nous fait?" dirons-nous, tandis que nous regarderons partir les rois que nous avons mis sur le trône.
"Que n'ai-je désobéï" se plaindrons-nous les mains vides, devant nos frères et nos soeurs enfermés dans des bâtisses haute-sécurité.

Poudre, nous te respirerons en pensant être chair d'alliage.  Sang, tu seras mêlé à la poudre, nous te respirerons. Avant leur départ, nous acclamerons les rois montés sur leurs chevaux de métal en fusion. Nous hurlerons à chaque pleine lune, pour célébrer le jour du désarroi total. Il fallait bien que ce soit immense pour qu'on ne puisse comprendre rien. Nous ne comprendrons jamais ce que nous créerons, d'inspiration divine ou diabolique. Nous nous vanterons de ne pas savoir et d'être trop petit, nous nous pavanerons d'être sourds et aveugles, nous creuserons des trous avec nos propres corps râclés sur le sol, prévenant devant la machine. Nous nous sentirons fiers de n'avoir qu'une mémoire, celle de la commémoration, du rituel de prosternation devant les totems disparus. Nous boirons les paroles vides et nous sentirons la sécheresse nous désaltérer.
Nous chercherons dans le désert de l'eau fraîche à donner à la terre ensevelie. Nous pleurerons souvent des larmes dans la mauvaise direction et la source sera tarie, à peine jaillie. Nous nous sentirons nobles de vivre de grands instants, de grandes peines, de grands regrets que nous nommerons par un symbole. L'histoire ne sera pas contée, il suffira d'une image à penser sans réfléchir.

Puis, insatisfaits, nous nous tournerons encore une fois vers l'ennemi.

par sagesse
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Samedi 15 mars 2008


Je n'ai pas de bons sentiments.
Il serait plus vrai de dire que ma vie est un film, en effet je sors et je rentre dans la lumière. Mais je ne salue ni le soleil, ni la vie qui m'a donné d'être sa compagne pour un temps mystérieusement et dois-je dire vicieusement indéfini.
Je n'éprouve aucune gratitude.
Il serait plus vrai de dire que ma vie est un scénario de david lynch, en effet je n'ai ni queue ni tête et on ne me comprends presque jamais.
Je ne me sens pas maudite.
Il serait plus vrai de dire que ma vie est un story-board mal dessiné, en effet mes traits et mes courbes sont éternellement imparfaites et mon visage paraît gribouillé.
Je ne cherche pas le bonheur par goût.
Il serait plus vrai de dire que ma vie est une avant-première à laquelle personne n'a été invitée, en effet ma salle est vide et le projectionniste s'endort dans sa cabine, je vais crever d'ennui.
Je ne me repose de rien.
Il serait plus vrai de dire que ma vie est une bande-annonce qui n'explique rien, en effet personne ne vient me voir à ma sortie et on ne connaît pas mon sujet.
Je ne rentre plus dans moi-même.
Il serait plus vrai de dire que ma vie est une figurine à l'effigie de mon héros, en effet je me sens reproduisible à des milliers d'exemplaires et je me fige pour par grand-chose, pour ainsi dire tout le temps.

Mon histoire n'est pas terminée, pour cette raison, restez jusqu'au dénouement. Ne jugez qu'après avoir vu la fin et abstenez-vous de me décerner un prix, ou de me ranger dans un rayon ou alors celui de la science-fiction de série B. Ce sang rose à moindre prix, ces machines défectueuses et ces monstres improbables pourraient m'accompagner dans ma réalisation.
par sagesse
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On se retourne et que voit-on?

  • : Recueil de poésie à lire et à écouter. Est-ce que j'avais laissé des traces dans le sable? Je ne les retrouve pas, ou bien est-ce le ciel qui a changé de place?

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