Vendredi 26 juin 2009
Voilà , le recueil est fini.

J'entame un nouveau recueil et je communiquerai l'adresse prochainement.

Merci à ceux qui m'ont lu!
Par sagesse
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Samedi 9 mai 2009
Qu'y a t'il à part les idiots?
Même Stravinski ne sait pas ce qu'il fait,
Insensé le chemin
Insensée la nature
Même les suprêmes divisions
Et les plus belles chorégraphies des astres
Sont l'idiotie du grand vide!

Qu'il y a t'il à part les cache-pots?
Recouvrir le néant n'empêche pas le néant,
Même le sacre du printemps
Se fout des logistiques
Insensée la musique,
Insensé le destin
Marche sur la neige fraîche!

Qu'y a t'il à part des corbeaux?
Ils se répandent sur la ville
Et chantent en l'honneur du rien
Insensés les oiseaux,
Insensées les théories,
La lumière se balance des croyances funèbres
Le noir l'absorbe et alors?

Qu'y a t'il à part les mots?
Notre sens des mathématiques
Reflète nos capacités
Notre âme est impalpable, sa solvabilité
Insensée la religion
Insensée la logique
Les sans âmes vivent très bien.
Par sagesse
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Mardi 7 avril 2009
Dans le réfectoire humide
Sous la symphonie des chaises
Elles dansent en ballet morbide
Pleurent la perte des verres.

Ces yeux qui  traversent les plateaux
Ils se disent: "que savez-vous de moi?"
Puis s'éteignent aux nuages
Ils s'ouvriront demain.

Ces bouches qui s'ennuient des horaires
Elles plafonnent bas, salive sèche
Puis toussent mollement
Du produit de vaisselle.

Ces mains en craie cassantes
Qui vident des seaux de purée froide
Se ligotent et se plaignent
Et s'insultent au couteau.

Ces corps de jeune fatigue
Se plient comme des chemises.
Tatoués par le propriétaire
Ils avancent, blancs, vers les néons.

 
Par sagesse
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Dimanche 5 avril 2009
S'ennuyer
Et passer sa vie à donner des formes aux nuages

Voilà ce que l'on fait
C'est du vent
Sur lequel flottent quelques trous noirs
De réalité
Comme l'amour que je te porte

Absorbée vers tes rivages mais je ne sais pas si
T'aborder

Pour s'accorder à l'harmonie de ce monde seul au monde
Il faut être seule

Je ne vais pas me baigner
Une tristesse nonchalente me retient sur la plage

Au loin je distingue une route sans ligne
Qui mène ici ou là
Quelle importance?

Puisqu'il n'y a pas de sens,
Voilà la douleur
De chercher

Mon coeur en veille et ma folie trop sage
N'osent exprimer

Je ne sais où aller
Puisqu'il n'y a pas de chemins
Voilà mon sens
Sera le tien.



Par sagesse
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Dimanche 29 mars 2009
Au milieu d'un terrain vide          il y avait une grande maison

aux volets semi-fermés      Comme pour épier


La grande maison n'avait pas d'âge

Pas de couleur bien définie
Et une porte-fenêtre sans jardin

A travers la porte-fenêtre
On distinguait un sol nu qui se cognait aux murs
couverts de chaux

Cette maison était informe
Drapée de fumée
Sans personne jamais
Qui ne la visite

Vide était la maison
Nue était la maison
Informe était la maison

Personne ne savait en regardant l'endroit où elle se trouvait
qu'il y avait ici une maison
on ne la regardait pas
on n'en parlait jamais

Alors quand le vilain bonhomme jette des cailloux sur les carreaux
pour les casser

à quoi bon lui en vouloir?

Laissons le bonhomme casser les carreaux et donner à la maison son nom!

Si la maison n'existe que parce qu'on veut bien casser ses carreaux,
c'est que les vilains bonshommes ont un nom, non?
Par sagesse
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Jeudi 26 mars 2009
Je broderai un ascenceur
Avec mes cordes enroulées
J'irai dans les sous-sols
Chanter pour la mort

J'ai rencontré sur un chemin
Des géants bravant la vie même
S'alliant
Contre les dieux qui les ont créés

J'ai chanté
Au milieu de tous.

Ceux qui me traitaient d'oiseau
Mourront un jour
Et pleuveront des cendres
Sur la terre

Ma moitié est déjà morte
Je vais la chercher
Après l'école

Les géants étaient des murs
Qu'on pouvait traverser facilement

Danser le long des cordes
Sera un périlleux trajet
Je broderai un châle
D'écailles d'or
Pour ma moitié morte

Elle se taira à jamais
Mon chant entourera son silence à jamais.


Par sagesse
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